La vie du séminaire au jour le jour

28 janvier 2020

Voici la journée-type d’un séminariste :

  • 6h15 : La cloche sonne, c’est le réveil
  • 6h45 : Laudes et eucharistie
  • 7h45 : Petit-déjeuner
  • 8h15 : Les séminaristes partent : les uns pour aller apprendre le français, d’autres pour étudier la théologie et la philosophie au studium Notre-Dame de Vie.
  • 18h30 : Retour à la maison, vêpres
  • 19h : Repas
  • 20h-22h : Temps dédié à la une lecture personnelle de la Parole, de la vie d’un saint ou détente.
  • 22h : Silence
  • 22h30 : Extinction des feux

Quelle est la spécificité du séminaire ?

Depuis 1986, date à laquelle Jean-Paul II a voulu leur création, 125 séminaires « Redemptoris Mater » ont été créés à travers le monde. Ce sont des séminaires

  • diocésains : les prêtres sont incardinés au diocèse
  • missionnaires : après quelque temps en paroisse, les prêtres peuvent partir en mission dans le monde
  • internationaux : les séminaristes viennent de tous les pays
Quelques particularités de la formation humaine :
  • En milieu de formation, le jeune partira une année ou plus en mission avec des couples et un prêtre : c’est le temps de l’itinérance
  • L’ordre et le service sont importants : les séminaristes participent aux services, et le samedi, c’est le jour du grand ménage !
  • La vie communautaire est un lieu d’apprentissage de la patience et de la charité. Ainsi, les séminaristes sont souvent avec les familles, et en binôme au séminaire.

Depuis 1990, année des premières ordinations, jusqu’à aujourd’hui, le nombre des prêtres ordonnés dans les Séminaires Redemptoris Mater est d’environ 2 380 ; il y a actuellement 2 300 jeunes qui se préparent pour l’ordination.

Témoignage d’un couple bénévole au service du séminaire

Nous nous appelons Eduardo et Elena, nous sommes mariés depuis 1989, nous n’avons pas pu avoir d’enfant, même si deux sont directement montés au ciel. Nous habitions Madrid, et nous cheminions dans une communauté du Chemin Néocatéchuménal. Eduardo était ingénieur de batiment à Madrid, et moi, Elena, j’étais fonctionnaire dans le département des impôts.
En novembre 2013, nous nous sommes mis à disposition de l’Eglise, pour qu’elle nous envoie en mission. Nous étions disposés à partir n’importe où, et nous avons étés envoyés pour servir le séminaire Redemptoris Mater d’Avignon. Nous avons déménagé et nous avons loué un appartement au Pontet. Cela fait plusieurs années que nous avons découvert que notre vocation est celle du service, et c’est maintenant notre vie quotidienne.

Eduardo est l’homme à tout faire de la maison : entretien intérieur et extérieur, gestion administrative, intendance, services de covoiturage et j’en passe… Quant à moi, je suis gouvernante de la maison : je m’occupe du linge des séminaristes, de la nourriture…
Nous sommes très heureux. La relation avec les séminaristes demande parfois beaucoup de patience et d’humilité, essentielles dans la vie d’un chrétien. Nous sommes aussi émerveillés de découvrir l’histoire de ces jeunes que Dieu appelle au sacerdoce, de voir leur persévérance dans l’apprentissage de la langue, eux qui, comme nous, n’ont pas choisis leur destination mais ont été envoyés et ont répondu : « Me voici ».

Eduardo et Elena

PS : Au total, ce sont 4 laïcs qui sont bénévoles « à plein temps » au séminaire