L’économe diocésain répond aux questions sur le séminaire

28 janvier 2020

Entretien avec Pascal Andréani, économe diocésain.

Pourquoi le financement du séminaire met-il le diocèse dans des difficultés financières ?

Depuis plusieurs années, les finances du diocèse connaissent un déficit de 1 million d’euros (hors amortissement) qui résulte de dépenses qui s’élèvent à 6 millions d’euros pour des recettes qui s’élèvent à 5 millions d’euros. Cette situation oblige chaque année à trouver 1 million de trésorerie, pour financer ce déficit. Jusqu’à ce jour, ce déficit a été financé par les réserves du diocèse et les rentrées exceptionnelles des dons et legs, mais aujourd’hui nous avons atteint nos limites, il n’y a plus de réserve.
Le séminaire n’a pas appauvri le diocèse, car il lui appartient. Le seul vrai problème posé par le séminaire est le fait qu’il a fallu avancer son financement avec notre trésorerie, ce qui a donc accéléré le moment où la trésorerie était tarie pour financer le déficit.

Le problème à ce niveau est triple :

  • reconstituer de la trésorerie, probablement par la vente rapide de biens immobiliers peu utiles
  • passer à une baisse importante des dépenses récurrentes
  • travailler à une augmentation des ressources

4 Millions d’euros, ça fait beaucoup pour 18 séminaristes ?

Oui, effectivement, mais il s’agit d’un investissement pour le futur avec une construction durable et fiable qui permettra un coût de fonctionnement réduit et des prêtres jeunes formés dans notre propre diocèse. A l’heure actuelle, la vente de l’ancienne maison où les séminaristes habitaient, ainsi que les dons déjà récoltés, représentent déjà plus de 600 000 euros ; il faut rester confiant.

Le diocèse dépense 4 millions pour un séminaire, et en même temps refuse de donner un bâtiment pour les migrants !

Comme cela a déjà été explicité, c’est l’objet principal de l’Association Diocésaine de s’occuper des prêtres et de former les séminaristes. Si elle ne le fait pas, personne ne le fera à sa place. Les statuts de l’Association Diocésaine lui interdisent d’utiliser ses biens pour un autre objet : ce serait ce qu’on appelle un détournement de bien social.